Vivre l’hiver sereinement quand on est senior : conseils essentiels pour la santé et le quotidien

L’hiver est une saison qui invite à la douceur, aux moments au chaud et aux retrouvailles. Pourtant, il peut aussi représenter une période difficile pour les personnes seniors et leurs proches. Le froid, la diminution de la lumière, les surfaces glissantes ou encore la fatigue saisonnière sont autant d’éléments qui demandent un peu d’attention et de préparation.
Dans cet article, nous vous proposons des conseils concrets et accessibles pour bien vivre l’hiver en tant que senior, maintenir la santé, éviter les risques liés au froid, et garder le moral jusqu’au printemps.

Pourquoi l’hiver est-il une saison particulière pour les seniors ?

À mesure que les températures baissent, certaines difficultés peuvent s’accentuer chez les personnes âgées. Avec l’âge, la capacité du corps à réguler sa température diminue et le système immunitaire s’affaiblit, ce qui les rend plus vulnérables à certaines infections ou au froid intense.

De plus, les journées plus courtes et l’isolement peuvent peser sur le moral, tandis que les surfaces glissantes dues à la pluie, au gel ou à la neige augmentent les risques de chutes.

Créer un intérieur chaleureux et sûr

Un logement bien préparé est un des piliers d’un hiver serein. Voici les points essentiels :

Chauffer de manière sûre et confortable

Veillez à maintenir une température homogène et confortable dans les pièces de vie. Selon les recommandations santé, une température autour de 20 °C environ est idéale pour le confort des seniors et contribue à prévenir les baisses de température corporelle.

Quelques gestes pratiques :

  • Fermer les rideaux le soir pour réduire les pertes de chaleur ;
  • Boucher les courants d’air autour des fenêtres et portes ;
  • Vérifier le bon fonctionnement des systèmes de chauffage avant les grands froids.

Limiter les risques chez soi

L’hiver favorise certains risques domestiques comme les chutes ou la sécheresse de l’air à cause du chauffage.

  • Évitez les tapis glissants ou instables ;
  • Installez un éclairage suffisant pour circuler sans heurts ;
  • Placez des tapis antidérapants dans les pièces d’eau.

S’habiller chaudement, même à l’intérieur

La règle des couches reste une excellente approche contre le froid : un sous-vêtement thermique, un pull ou une veste chaude, puis une couche protectrice extérieure. Cela aide à retenir la chaleur corporelle sans surchauffer inutilement.

Pour les sorties, n’oubliez pas chaussures antidérapantes, bonnet, écharpe et gants — particulièrement utiles pour protéger les extrémités du corps, qui perdent facilement de la chaleur.

Une alimentation réconfortante et équilibrée

Manger des plats chauds et nutritifs aide non seulement à garder la chaleur, mais aussi à soutenir le système immunitaire lorsque les virus circulent davantage. Intégrez :

  • des soupes riches en légumes,
  • des plats complets avec protéines, fibres et vitamines,
  • des fruits riches en vitamine C.

Même si la sensation de soif diminue en hiver, il est important de rester hydraté, car l’air sec (du chauffage notamment) peut favoriser la déshydratation. Boire régulièrement de l’eau, des tisanes ou du bouillon chaud est bénéfique pour le confort et la santé globale.

Bouger pour garder tonus et équilibre

Le froid ne doit pas devenir une excuse pour la sédentarité. L’activité physique douce, même à l’intérieur, est essentielle pour :

  • renforcer la circulation sanguine,
  • conserver la mobilité,
  • stimuler l’humeur.

Quelques idées simples :

  • marcher dans la maison ou dans un centre commercial,
  • faire des étirements légers,
  • pratiquer une séance de gymnastique douce adaptée.

Rester actif aide à conserver une bonne autonomie et à réduire les risques de chute.

Garder le moral et les liens sociaux

L’hiver peut parfois peser sur l’état d’esprit, notamment à cause de la solitude ou du manque de lumière naturelle. Il est important de :

  • maintenir des contacts réguliers avec la famille ou les amis ;
  • programmer des appels vidéo ou des visites ;
  • participer, si possible, à des activités de groupe ou à des ateliers en résidence.

Un environnement social riche contribue à renforcer le moral et atténue le sentiment d’isolement.

Vaccinations et prévention des infections

Les infections respiratoires, comme la grippe ou la bronchite, sont plus fréquentes en hiver et peuvent être particulièrement sévères pour les seniors.
Les professionnels de santé recommandent de :

  • faire le vaccin contre la grippe chaque année ;
  • vérifier que les rappels pour le COVID-19 ou la pneumonie sont à jour.

Ces gestes simples permettent de réduire les risques de complications pendant la saison froide.

Prévenir les chutes : vigilance extérieure

Lorsqu’il fait froid ou qu’il y a du gel, les surfaces extérieures deviennent glissantes, augmentant nettement les risques de chutes, qui peuvent être graves à tout âge, et encore plus pour les seniors.

Pour les promenades :

  • privilégiez les chaussures à semelles antidérapantes ;
  • évitez les sorties lorsque la température est très basse ou que la surface est verglacée ;
  • utilisez un accompagnement si nécessaire.

Dans le cas de chemin glissant, il est souvent plus sûr de rester à l’intérieur et de profiter d’activités sociales ou physiques adaptées en lieu sûr.

Astuce bonus : planifier et anticiper

L’hiver ne se gère pas au jour le jour. Quelques bonnes habitudes en amont permettent d’éviter bien des imprévus :

  • vérifier les installations de chauffage avant la saison froide ;
  • préparer une réserve de produits essentiels (nourriture, médicaments) ;
  • maintenir un équipement domestique sûr (détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone et éclairage adapté).

Un hiver à vivre pleinement

L’hiver peut être une saison douce et agréable, même pour les seniors, lorsqu’on anticipe ses défis. En combinant un intérieur confortable, une alimentation adaptée, une activité physique régulière et des liens sociaux forts, on fait bien plus que “survivre” à l’hiver : on le vit pleinement.

Prendre soin de soi ou d’un proche en cette saison, c’est appliquer des gestes simples au quotidien qui favorisent le confort, la sécurité et le bien-être.

Et surtout : n’oubliez jamais que rester connecté, physiquement et socialement, est l’un des meilleurs remèdes contre les rigueurs de l’hiver.

Bien manger après 65 ans : adapter son alimentation pour préserver la santé et la qualité de vie

Pourquoi l’alimentation change avec l’âge

Passer le cap des 65 ans ne signifie pas qu’il faut manger moins — mais plutôt qu’il faut manger autrement. Avec l’âge, le métabolisme évolue, les besoins nutritionnels changent, et certains risques (fragilité, perte musculaire, dénutrition, déficits vitaminés…) augmentent.

Adopter une alimentation adaptée n’est pas qu’une question de repas : c’est un véritable acte de soin et de prévention. Bien mangé, c’est contribuer à rester en forme, préserver l’autonomie, limiter les risques de maladies, et maintenir le bien-être global.

Dans cet article, nous explorons les grands principes, recommandations et bons réflexes pour bien manger après 65 ans — afin que chaque assiette devienne une alliée pour vieillir en bonne santé.


Quels changements nutritionnels après 65 ans ?

Avec le vieillissement, plusieurs mécanismes modifient notre rapport à la nourriture :

  • l’appétit diminue parfois, le goût ou l’odorat peuvent s’altérer, ce qui réduit le plaisir de manger.
  • la masse musculaire et osseuse tend à décroître : cela rend l’organisme plus fragile, plus sujet aux chutes, fractures ou perte d’équilibre.
  • le métabolisme change : le corps conserve des besoins énergétiques et nutritionnels — mais ils doivent être ajustés pour éviter carences ou excès.
  • C’est pourquoi il ne suffit pas de manger « un peu moins » — il faut manger mieux : varier les aliments, veiller aux protéines, surveiller l’hydratation, maintenir un bon apport en vitamines et minéraux, etc.

Les repères nutritionnels recommandés

Des organismes français et européens se sont penchés sur les besoins des personnes âgées. Voici les principaux repères issus des recommandations actuelles :

  • Les personnes de 65 ans et plus doivent veiller à consommer suffisamment de protéines : environ 1 g de protéines par kilogramme de poids par jour (contre 0,8 g/kg pour un adulte plus jeune).
  • Les produits laitiers (ou des sources équivalentes de calcium) restent essentiels, pour soutenir la santé osseuse et prévenir l’ostéoporose.
  • Fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, poissons, œufs, viandes maigres — la variété est la clé.
  • Réduire les excès : limiter les aliments trop gras, trop salés, très sucrés et les plats ultra-transformés, qui augmentent les risques de maladies chroniques.

Les bénéfices d’une alimentation bien pensée

Adopter une alimentation adaptée après 65 ans, ce n’est pas simplement éviter la dénutrition ou les carences : c’est se donner les moyens de mieux vieillir, avec plus de confort, de mobilité, de vitalité.

Parmi les principaux bénéfices :

  • Prévention de la sarcopénie (perte musculaire liée à l’âge), ce qui aide à maintenir la force, l’autonomie, l’équilibre.
  • Maintien de la masse osseuse et des défenses, pour diminuer le risque de fractures ou d’ostéoporose.
  • Réduction des risques de maladies chroniques — diabète, troubles cardiovasculaires, certains cancers — grâce à une alimentation variée, modérée et riche en nutriments.
  • Meilleur bien-être général : digestion plus facile, meilleure hydratation, bonne qualité de vie, préservation de l’autonomie.

Adapter ses habitudes : conseils pratiques pour bien manger

Voici quelques réflexes concrets à adopter — avec souplesse, bienveillance, sans régime strict — pour adapter son alimentation à 65 ans et plus :

  • Privilégier les protéines à chaque repas : poissons, œufs, viandes maigres, légumineuses, produits laitiers. Cela aide à maintenir les muscles et éviter la fonte musculaire.
  • Varier les sources alimentaires : légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses et légumes secs, pour assurer un bon apport en fibres, vitamines et minéraux.
  • Rester hydraté : boire régulièrement, même sans soif — l’impression de soif diminue avec l’âge. Eau, tisanes, soupes, bouillons peuvent aider.
  • Favoriser des plats légèrement enrichis en calories et nutriments si l’appétit diminue : crème, beurre, fromage, lait riche, soupes nutritives, etc.
  • Préférer des produits simples et peu transformés : limiter les plats industriels, les sucres rapides, le sel, les graisses saturées. Mieux vaut cuisiner maison, avec de bons ingrédients.
  • Faire des repas un moment convivial et régulier : partager les repas, manger à heures fixes, éviter de sauter des repas. Le plaisir de manger joue un rôle important sur l’appétit et le bien-être.
  • Associer une activité physique adaptée — une marche régulière, des exercices doux, pour entretenir la masse musculaire, l’équilibre, le métabolisme, l’humeur…

Attention aux risques : malnutrition, dénutrition, carences

Avec l’âge, le risque de dénutrition augmente fortement, surtout en cas d’appétit réduit, de difficultés à mastiquer ou digérer, d’isolement, de perte d’autonomie.

La dénutrition fragilise l’organisme, affaiblit les défenses, accroît le risque de chutes, de fractures, de perte d’autonomie, voire d’hospitalisation.

C’est pourquoi il est essentiel de rester vigilant. Si un senior perd du poids sans raison, air moins actif, moins d’appétit ou difficultés à s’alimenter, il faut agir rapidement : enrichir les repas, chercher un accompagnement, consulter un professionnel de santé.


Quand demander conseil à un professionnel ?

Certains signes doivent alerter et inciter à consulter un médecin ou un diététicien/une diététicienne :

  • perte de poids involontaire, rapide ou importante ;
  • perte d’appétit durable ;
  • difficultés à mastiquer ou avaler ;
  • fatigue persistante, baisse de l’énergie, douleurs, fragilité ;
  • troubles digestifs, carences, fractures répétées ;
  • isolement, troubles liés à la mémoire, baisse de moral.

Un professionnel pourra évaluer les besoins, prescrire des bilans, proposer des repas enrichis ou des compléments adaptés, et orienter vers un suivi nutritionnel personnalisé.


Bien manger, c’est bien vieillir

Pour une personne de 65 ans ou plus, l’alimentation n’est pas un simple plaisir — c’est un levier majeur de santé, d’autonomie, de bien-être. Une bonne alimentation contribue à préserver la force musculaire, la densité osseuse, le métabolisme, mais aussi la joie de vivre, l’équilibre, la socialisation.

Adapter son alimentation, c’est anticiper les besoins nouveaux, respecter les signaux du corps, rester attentif à sa santé, et continuer à vivre pleinement.

En cuisine comme dans sa tête, vieillir avec dignité, force et sourire, ça commence dans l’assiette.

Bien vieillir après 70 ans : les bilans de santé à ne pas négliger chaque année

L’âge n’est pas une maladie — mais la vigilance a du sens

À 70 ans ou plus, beaucoup de personnes imaginent que « ça ira comme ça vient ». Pourtant, c’est exactement le moment où la prévention et le suivi médical régulier prennent toute leur importance.

Le corps change, les réflexes aussi, et des pathologies — parfois silencieuses — peuvent s’installer sans symptômes évidents. Le plus sage est donc de faire de la santé un partenaire de confiance : en planifiant des bilans adaptés, on anticipe, on évite les complications, on protège l’autonomie et la qualité de vie.

Cet article détaille les principaux examens et contrôles recommandés après 70 ans, les fréquences conseillées, et les bonnes pratiques pour organiser ces rendez-vous de santé.


Pourquoi un suivi médical renforcé après 70 ans ?

Avec l’âge, les risques de maladies chroniques, de troubles sensoriels, de fragilité osseuse, ou de pathologies silencieuses augmentent. Un suivi régulier permet de détecter à temps ce qui pourrait passer inaperçu. Logement Seniors+2Mutualp+2

Même en l’absence de symptômes, un bilan de santé global — parfois appelé « check-up seniors » — constitue un outil de prévention majeur pour préserver son autonomie, éviter les complications, et adapter son mode de vie ou ses soins en conséquence. Mutualp+1


Quels contrôles santé envisager après 70 ans ?

Voici les principaux bilans et examens médicaux recommandés — à adapter selon l’état de santé, les antécédents et les conseils du médecin traitant.

Bilan cardiovasculaire

La surveillance du cœur et des vaisseaux reste prioritaire. Cela inclut la mesure régulière de la tension artérielle, un examen clinique, parfois un électrocardiogramme (ECG), un bilan sanguin (cholestérol, glucides, fonction rénale, glycémie…) — éléments essentiels pour repérer l’hypertension, le diabète, les troubles lipidiques ou les atteintes cardiaques. Complévie+2Logement Seniors+2
En cas d’antécédents ou de facteurs de risque, un suivi plus fréquent peut être nécessaire.

Contrôle de la vue

Avec les années, des troubles oculaires comme la cataracte, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou le glaucome deviennent plus probables. Il est donc recommandé de consulter un ophtalmologue régulièrement, même sans gêne visuelle apparente. MMA+1

Dépistage auditif

La perte d’audition (presbyacousie) se manifeste souvent progressivement, parfois sans que la personne s’en rende compte. Un test auditif périodique, avec un ORL ou un audioprothésiste, permet d’évaluer l’acuité auditive et de proposer une aide si besoin. Domidom+1

Bilans sanguins et métaboliques

Une prise de sang annuelle ou régulière permet de surveiller de nombreux paramètres : glycémie, cholestérol/triglycérides, fonction rénale, fer/vitamines… Ces analyses sont utiles pour repérer des déséquilibres, des carences ou des signes précoces de maladies chroniques. M comme Mutuelle+1

Bilan osseux (densité minérale osseuse)

La fragilité osseuse et l’ostéoporose sont des risques accrus avec l’âge, en particulier chez les femmes, mais aussi chez les hommes. Une densitométrie osseuse peut être prescrite pour évaluer la densité osseuse et anticiper les risques de fractures. medbox.com+1

Dépistages de cancers et examens de prévention

Selon le sexe, l’âge et les antécédents personnels ou familiaux, il reste important de maintenir les dépistages réguliers : colorectal, peau, possibles contrôles gynécologiques ou urologiques, selon les recommandations et l’état de santé. MMA+1

Bilan de prévention global « Mon bilan Prévention »

En France, le dispositif Mon bilan prévention concerne notamment la tranche 70–75 ans. Il permet de faire un état des lieux global avec un professionnel de santé — mode de vie, alimentation, sommeil, activités, dépistages, vaccinations… Ce bilan gratuit (pris en charge à 100 %) offre l’occasion d’échanger, d’anticiper et de définir un plan personnalisé. Ameli+1


À quelle fréquence faire ces bilans ?

La fréquence dépend bien sûr de la santé, des antécédents et des recommandations du médecin :

  • Clinique générale + prise de tension + prise de sang : au moins une fois par an.
  • Contrastation cardiovasculaire avec ECG ou examen approfondi : selon les risques, tous les 1 à 2 ans.
  • Vue et audition : tous les 1 à 2 ans s’il n’y a pas de symptôme, immédiatement en cas de gêne ou de changement.
  • Densitométrie osseuse : selon les conseils du médecin, souvent tous les 2 à 5 ans.
  • Dépistages (cancers, peau, etc.) : selon les recommandations nationales, l’âge, le sexe, les antécédents.
  • Bilan de prévention global « Mon bilan prévention » : un passage sur la tranche 70–75 ans, voire des bilans complémentaires en fonction des besoins.

L’objectif est d’adapter le suivi à la personne, sans excès, mais sans négliger les signaux potentiels.


Pourquoi ces bilans valent-ils l’effort ? Les bénéfices concrets

Un suivi régulier après 70 ans apporte de nombreux bénéfices :

  • repérer et traiter des pathologies silencieuses avant qu’elles ne s’aggravent (hypertension, troubles métaboliques, carences, fragilité osseuse, etc.).
  • prévenir la perte d’autonomie en anticipant les fragilités, en adaptant les soins et en recommandant des actions préventives (activité physique, nutrition, adaptation du logement…). Mutualp+1
  • améliorer la qualité de vie : vision, audition, mobilité, confort, conscience de sa santé.
  • bénéficier d’un suivi personnalisé, avec des conseils adaptés à l’âge, au mode de vie, aux antécédents.

Ces bilans, loin d’être des formalités, deviennent des repères réguliers, des étapes de prévention et d’ajustement pour bien vivre — et bien vieillir.


Comment organiser son suivi santé après 70 ans ?

Pour optimiser ces bilans sans complexifier la vie, voici quelques pistes pratiques :

  • Planifier à l’avance : repérer les examens à faire dans l’année, les programmer — idéalement après discussion avec le médecin traitant.
  • Regrouper les rendez-vous : par exemple, prise de sang + tension + bilan global + examens complémentaires — pour réduire les déplacements.
  • Profiter du dispositif Bilan Prévention entre 70 et 75 ans — c’est gratuit et très complet.
  • Conserver un suivi régulier de sa vue, audition, mobilité, alimentation, sommeil : ces éléments influencent largement le bien-être général.
  • Adapter les soins à ses besoins réels : pas besoin d’excès, mais de constance et de cohérence.

La prévention, un choix de vie — pas un sentimentalisme

Vieillir n’est pas synonymes de détérioration inévitable. C’est une phase de vie qui mérite autant d’attention, de respect et de soin que les autres. En adoptant une approche de prévention, en planifiant régulièrement des bilans adaptés, on met toutes les chances du côté de la santé, de l’autonomie, et de la qualité de vie.

Après 70 ans, chaque contrôle compte — non pas comme une source d’inquiétude, mais comme un acte concret de bienveillance envers soi-même. Prendre soin de sa santé, c’est aussi préserver sa dignité, son indépendance, et sa sérénité pour les années à venir.

Séjours temporaires en EHPAD à l’approche de Noël : guide complet pour les familles

À l’approche des fêtes de fin d’année, la période peut être à la fois joyeuse et exigeante pour les familles qui accompagnent un proche âgé. Organiser les retrouvailles, gérer la fatigue et les imprévus du quotidien — tout cela peut rapidement peser sur les épaules d’un aidant familial. Dans ce contexte, envisager un séjour temporaire en EHPAD peut être une solution précieuse, tant pour la personne accompagnée que pour celle qui la soutient.

Dans cet article, nous vous expliquons ce qu’est un séjour temporaire en EHPAD, dans quelles situations il peut aider, comment il se déroule à Noël, quels bénéfices il apporte aux seniors et à leurs proches, et quelles aides financières peuvent être mobilisées.


Qu’est-ce qu’un séjour temporaire en EHPAD ?

Un séjour temporaire — parfois appelé hébergement temporaire ou séjour de répit — permet à une personne âgée de séjourner pour une courte durée dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou une autre structure adaptée. Il ne s’agit pas d’une entrée permanente, mais d’une accueil provisoire, qui peut durer de quelques jours à plusieurs semaines selon les besoins et les disponibilités.

Ce type de séjour existe pour plusieurs raisons :

  • apporter un soutien ponctuel aux aidants familiaux,
  • offrir un environnement sécurisé le temps d’une absence ou d’une étape de la vie,
  • servir de période d’essai avant un éventuel accueil définitif en établissement.

Pourquoi envisager un séjour temporaire en EHPAD à Noël ?

La période de Noël est souvent associée à la famille, au partage et à la convivialité. Pourtant, pour les aidants ou les proches d’une personne âgée dépendante, cette période peut accroître la charge émotionnelle et physique. Organiser les repas et déplacements tout en assurant les soins, les gestes du quotidien ou simplement l’accompagnement, ce n’est pas toujours simple — surtout si l’on doit en plus gérer cadeaux, organisation logistique ou trajets.

Dans ce contexte, un séjour temporaire en EHPAD pendant les fêtes peut être une solution adaptée pour :

Se reposer en toute sérénité

Confier son proche à une équipe professionnelle pour quelques jours permet aux aidants de souffler, se ressourcer ou passer Noël en famille sans stress. Cela offre un moment de pause essentiel pour prévenir l’épuisement, particulièrement quand la charge d’accompagnement est intense.

Assurer une prise en charge professionnelle

Les EHPAD disposent d’équipes formées pour accompagner les personnes fragilisées ou dépendantes, avec un encadrement permanent. Pendant les festivités, avoir une équipe dédiée garantit que les besoins sont pris en compte, jour et nuit.

Briser l’isolement et stimuler la vie sociale

Un séjour temporaire peut aussi être une occasion de vivre des moments partagés avec d’autres résidents, autour de repas collectifs, d’animations ou de fêtes organisées par l’établissement. La vie en communauté et les activités proposées contribuent à rompre l’isolement et à donner du sens à ces journées.


À qui s’adresse un séjour temporaire en EHPAD à Noël ?

Un séjour temporaire peut être utile dans plusieurs situations :

✔️ Quand l’aidant a besoin de répit

Si vous accompagnez votre proche au quotidien, prendre quelques jours de pause est essentiel pour prévenir l’épuisement physique et psychologique. Confier temporairement cette responsabilité à des professionnels est une manière de protéger votre propre santé, tout en sachant que votre proche est bien entouré.

✔️ Pour sécuriser une personne vulnérable

À mesure que l’hiver s’installe, la météo, l’isolement ou les difficultés de mobilité peuvent rendre certains jours déjà difficiles. Un séjour temporaire offre un cadre sécurisant, chaleureux et adapté aux besoins.

✔️ Pour tester la vie en établissement

Dans certains cas, un séjour de quelques jours peut être l’occasion pour la personne âgée et sa famille de découvrir la vie en EHPAD avant d’engager une réflexion sur une entrée définitive. Cela peut rassurer ou aider à prendre une décision plus tard.


Comment se déroule un séjour temporaire en EHPAD à Noël ?

1. Contact et préparation

Il est important de contacter l’EHPAD suffisamment tôt pour vérifier la disponibilité des places, surtout en période de fêtes, qui peut être très sollicitée. On établit ensuite un projet de séjour personnalisé en accord avec la personne et sa famille.

2. Accueil et coordination des soins

À l’arrivée, l’équipe recueille les informations médicales et les habitudes de vie pour assurer une continuité de soins adaptée. Les soins quotidiens, les repas adaptés et les activités sont organisés selon les besoins de la personne.

3. Vie sociale et animations

Les EHPAD proposent généralement des animations spéciales pendant les fêtes : repas à thème, ateliers créatifs, musique, voire célébrations avec les familles. Cela favorise les échanges, stimule les résidents et apporte de la joie à ceux qui vivent ces temps de rassemblement.


Les bénéfices d’un séjour temporaire à Noël

Pour la personne âgée

  • Compagnie et convivialité grâce aux activités collectives ;
  • Sécurité d’un encadrement professionnel ;
  • Stimulation sociale, qui peut améliorer l’humeur ;
  • Possibilité d’être entourée même si la famille ne peut pas être présente.

Pour l’aidant

  • Temps de repos indispensable ;
  • Diminution du stress lié à l’organisation des fêtes ;
  • Possibilité de célébrer Noël en famille ou de prendre du recul.

Et le coût ? Quels sont les financements possibles ?

Un séjour temporaire en EHPAD a un coût, souvent calculé au prorata du tarif journalier de l’établissement. Mais plusieurs aides financières peuvent aider à en alléger la charge :

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA)

L’APA peut être mobilisée pour couvrir une partie des frais de séjour temporaire en établissement, en fonction du niveau de perte d’autonomie de la personne.

L’aide sociale à l’hébergement (ASH)

Dans certains cas, l’ASH peut participer au financement d’un séjour en établissement si la personne remplit les conditions de ressources.

Les compléments possibles

Certaines caisses de retraite ou mutuelles proposent des aides ponctuelles pour ce type de séjour. Il est recommandé de se renseigner auprès de ses interlocuteurs habituels pour connaître les possibilités.


Conseils pratiques pour bien préparer un séjour temporaire à Noël

  • Anticiper la réservation : les places en EHPAD peuvent être limitées en période de fêtes.
  • Préparer le dossier médical : antécédents, traitements, habitudes alimentaires — tout doit être prêt pour faciliter l’accueil.
  • Privilégier le dialogue : impliquer la personne âgée dans la décision et ses proches afin que chacun se sente écouté.
  • Penser soutien psychologique : la période de Noël peut être émotionnelle pour certains, une attention bienveillante et un accompagnement doux sont importants.

En résumé

Un séjour temporaire en EHPAD à Noël est une option précieuse pour allier sécurité, convivialité et soulagement des aidants. Il permet à la personne âgée d’être entourée, stimulée et bien accompagnée, tout en offrant aux proches une parenthèse de sérénité essentielle en fin d’année.

Que ce soit pour profiter des fêtes ensemble sans pression ou pour tester une vie collective avant une décision plus longue, cette solution mérite d’être considérée et préparée avec attention.

Que devient votre mutuelle à la retraite ? Les options pour éviter une rupture de couverture

Une question souvent oubliée au moment du départ

Le passage à la retraite est un moment attendu, souvent préparé pendant des années. Pourtant, au milieu des démarches administratives, de la future organisation du quotidien et des projets personnels, une question essentielle est parfois laissée de côté : celle de la mutuelle d’entreprise. Pendant la vie active, elle est obligatoire, largement financée par l’employeur, et s’intègre naturellement au contrat de travail. Une fois à la retraite, tout change.

L’enjeu est pourtant majeur : savoir comment continuer à être bien couvert(e), sans période de rupture, et avec une protection réellement adaptée à cette nouvelle étape de vie.


La fin de la mutuelle collective : ce que cela implique

Durant votre carrière, la mutuelle d’entreprise vous accompagne au quotidien. Elle facilitait l’accès aux soins grâce à la participation financière de votre employeur qui réglait au moins la moitié de la cotisation. Lorsque vous quittez définitivement l’entreprise, cette contribution disparaît et le contrat collectif prend fin.

Votre couverture ne s’interrompt pas immédiatement, mais elle bascule dans une phase transitoire où vous devez rapidement décider si vous souhaitez la conserver ou opter pour un nouveau contrat. Ne rien faire expose à un risque fréquent : se retrouver, même brièvement, sans complémentaire santé.


La portabilité : une idée reçue qui ne concerne pas les retraités

Il existe une confusion courante autour de la portabilité de la mutuelle. Ce dispositif ne s’applique qu’aux salariés quittant l’entreprise de manière involontaire et indemnisés par l’assurance chômage. Ils conservent alors gratuitement leur mutuelle pendant une période pouvant aller jusqu’à un an.

Pour un départ volontaire en retraite, ce mécanisme n’est pas applicable. Les retraités doivent donc se tourner vers une autre solution : la loi Evin.


La loi Evin : un maintien possible, mais temporaire

Pour éviter une rupture de couverture au moment du départ, la loi Evin offre une possibilité intéressante. Elle permet de conserver exactement les mêmes garanties que celles du contrat d’entreprise, sans questionnaire médical et sans limite d’âge. Cette continuité rassure, surtout lorsque des soins sont en cours ou que l’on souhaite éviter de changer de régime trop vite.

La demande doit être formulée dans les six mois suivant la fin du contrat de travail.
Cependant, il faut garder en tête que la participation de l’employeur cesse et que les cotisations augmentent progressivement. La première année, les tarifs restent identiques à ceux des actifs. Dès la deuxième année, une hausse encadrée est possible, puis la mutuelle fixe librement ses tarifs à partir de la troisième année.

C’est donc une solution confortable à court terme, mais rarement la plus économique ou la plus adaptée sur la durée.


Faut-il conserver sa mutuelle d’entreprise ou en changer ?

De nombreux nouveaux retraités choisissent dans un premier temps de maintenir leur mutuelle d’entreprise. Cette continuité a des avantages : pas de formalité supplémentaire, pas de carence, pas de nouveau dossier administratif à constituer. On reste dans un environnement connu, ce qui est souvent rassurant.

Mais ce choix a ses limites. D’une part, la disparition de la participation employeur rend la cotisation nettement plus élevée. D’autre part, un contrat pensé pour des salariés ne correspond pas toujours aux besoins d’une personne retraitée. Les dépenses qui augmentent avec l’âge — soins dentaires, appareils auditifs, optique, hospitalisation — ne sont pas toujours suffisamment prises en charge.

C’est pourquoi beaucoup se tournent vers une mutuelle senior, mieux calibrée pour cette période de vie.


Pourquoi une mutuelle senior peut être plus adaptée

Une mutuelle senior n’est pas forcément synonyme de contrat plus cher. Il s’agit avant tout d’une couverture pensée pour répondre aux besoins qui évoluent après la fin de la vie active.

Ces contrats proposent souvent des remboursements renforcés sur les postes clés du vieillissement. Ils offrent également davantage de services d’accompagnement : téléconsultation, assistance en cas d’hospitalisation, aide ponctuelle au domicile, accompagnement du conjoint, etc.

Ils s’adaptent aussi à la diversité des situations. Certaines personnes ont peu de besoins médicaux au moment de la retraite, d’autres ont déjà un parcours de soins régulier. Les formules modulables permettent ainsi de choisir une complémentaire qui correspond réellement à son mode de vie.

L’objectif n’est pas de s’assurer « trop » mais de s’assurer juste, c’est-à-dire efficacement et au bon prix.


Comment préparer sereinement la transition ?

Pour éviter toute précipitation, il est conseillé de commencer les démarches entre trois et six mois avant le départ en retraite. Cela permet de prendre le temps de contacter la mutuelle d’entreprise, de demander les conditions de maintien via la loi Evin et d’obtenir plusieurs devis comparatifs.

La lecture attentive des garanties est essentielle. Deux contrats peuvent sembler équivalents, mais différer sur des postes importants : plafonds dentaires, délais de remboursement, modalités de prise en charge en hospitalisation, exclusions ou conditions d’assistance. Ces détails influencent concrètement la qualité de la couverture.

Il faut également veiller à synchroniser la fin de la mutuelle collective et la date d’effet du nouveau contrat, afin qu’aucune période ne reste non couverte.


Existe-t-il des aides pour alléger le coût de la mutuelle ?

Certaines personnes hésitent à changer de contrat par crainte du coût. Pourtant, plusieurs dispositifs peuvent réduire la facture. La Complémentaire Santé Solidaire, par exemple, permet selon les ressources de bénéficier d’une couverture gratuite ou à prix réduit. Les contrats responsables, de leur côté, limitent certains dépassements d’honoraires et assurent un cadre tarifaire plus maîtrisé.

Il existe aussi des accords internes dans certaines entreprises, qui prévoient des tarifs préférentiels pour les anciens collaborateurs. Peu connus, ces dispositifs peuvent représenter une économie importante.


Anticiper pour une retraite plus sereine

La fin de la mutuelle d’entreprise à la retraite n’est pas une complication, mais une étape à organiser avec un peu d’avance. Entre le maintien via la loi Evin et les offres senior plus adaptées, plusieurs solutions existent pour rester bien couvert(e).

L’essentiel est de comparer, de prendre le temps de comprendre les garanties proposées et de choisir une protection qui correspond réellement à vos besoins futurs.

Bien anticiper cette transition, c’est assurer sa tranquillité pour les années à venir et profiter pleinement de sa retraite.

L’inclusion numérique des seniors : un défi… et un atout pour le bien‑vieillir

À l’ère du numérique, l’accès à Internet et aux technologies digitales n’est plus un simple « plus », mais un véritable levier d’autonomie, de lien social et de qualité de vie — y compris pour les seniors. Pourtant, beaucoup restent aujourd’hui à l’écart de cet univers : en 2023, selon l’INSEE, 62,2 % des personnes de 75 ans et plus étaient en situation d’illectronisme (c’est‑à‑dire sans usage effectif d’Internet), contre 23,4 % des 60‑74 ans.

Comment expliquer ce fossé numérique ? Et surtout : comment le combler — dans les maisons de retraite, mais aussi à domicile ou en résidence seniors — pour en faire un levier de bien‑être et de lien ? C’est ce que nous vous proposons d’explorer dans cet article.


Pourquoi certains seniors n’adoptent pas le numérique ?

Plusieurs freins expliquent cette distance souvent observée entre les seniors et les technologies numériques :

  • Manque d’équipement ou d’accès — malgré les progrès, les plus de 75 ans restent moins souvent équipés d’un smartphone ou d’un ordinateur, et l’accès à Internet peut manquer, en particulier dans certaines zones rurales ou mal couvertes.
  • Absence de compétences numériques — beaucoup n’ont pas acquis les automatismes nécessaires (naviguer sur un site web, utiliser un smartphone, paramétrer des comptes, etc.). Selon l’INSEE 2023, plus d’un tiers des 60‑74 ans ont des compétences numériques faibles.
  • Peur, méfiance, sentiment d’inconnu — pour certains, le numérique semble complexe, inutile, voire anxiogène. Une étude citée montre que l’attitude face à la technologie (plutôt qu’un équipement de base) est un facteur déterminant d’inclusion.
  • Contraintes liées à l’âge — déficiences visuelles, motrices ou cognitives, fatigue, crainte de l’erreur… Autant d’obstacles sérieux pour des seniors qui n’ont pas toujours grandi avec ces outils.

Conséquence : selon des associations comme Petits Frères des Pauvres, environ 27 % des Français de 60 ans et plus n’ont jamais utilisé Internet.


Les répercussions de ce désengagement numérique

L’exclusion digitale n’est pas qu’une question d’accès à des services en ligne. Elle impacte aussi fortement le bien‑être, la santé mentale, l’autonomie et la socialisation :

  • Isolement social et solitude : des études récentes montrent qu’un usage régulier des technologies (smartphone, appels, visioconférences) réduit significativement le sentiment de solitude chez les personnes âgées, notamment les plus fragiles.
  • Barrières aux services essentiels : aujourd’hui, de nombreuses démarches (santé, administration, services en ligne) passent par Internet. L’illectronisme peut donc compliquer l’accès aux soins, aux droits, à l’information, à l’inscription à des activités, etc.
  • Perte d’autonomie et de confiance en soi : la maîtrise du numérique peut renforcer l’autonomie (gestion de comptes, rendez-vous en ligne, communication), mais sans cela, certains seniors peuvent se sentir exclus et démunis.
  • Qualité de vie plus faible : selon une étude publiée en 2025, l’inclusion numérique apparaît comme un facteur important de bien‑être global — santé, vie sociale, mental, accès à l’information, etc.

Pourquoi l’inclusion numérique est un enjeu pour les maisons de retraite et résidences seniors

Pour les établissements accueillant des seniors — EHPAD, résidences autonomie ou maisons de retraite — l’enjeu est double :

  1. Améliorer le confort, la communication et le lien social : un résident connecté peut facilement garder le contact avec sa famille, recevoir des visio‑appels, partager des photos, échanger, contribuer à réduire l’isolement, surtout si les visites sont moins fréquentes.
  2. Faciliter l’accès aux services et à la santé : prise de rendez-vous en ligne, gestion de la e‑administration, e‑santé, portails d’information, loisirs numériques — tout cela améliore l’autonomie des résidents.
  3. Valoriser l’établissement et répondre aux attentes des familles : pour les proches qui choisissent une résidence, savoir que l’établissement favorise l’inclusion numérique est un argument fort : c’est un gage de modernité, d’ouverture, de bienveillance.

Comment favoriser l’inclusion numérique : leviers et bonnes pratiques

Fort heureusement, plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre, seules ou en complément, pour faciliter l’accès numérique des seniors :

1. Ateliers d’initiation et formation adaptée

Organiser des ateliers réguliers pour apprendre à utiliser un smartphone, une tablette ou un ordinateur, à envoyer un mail, à faire des appels vidéo, etc. — c’est une solution éprouvée. Beaucoup de seniors, parfois hésitants, ont besoin de rythme, d’accompagnement personnalisé, de bienveillance.

Certaines maisons de retraite ou associations (ex. CLIC, résidences services) peuvent proposer ce type de formation en interne, avec l’aide de bénévoles, de jeunes volontaires ou de professionnels numériques.

2. Support humain — le rôle des “accompagnants numériques”

La technologie seule ne suffit pas. Le soutien humain est souvent indispensable — un proche, un animateur, un médiateur numérique, quelqu’un pour répéter, rassurer, reformuler. Le concept de “warm expert” (expert bienveillant) est pertinent : une personne de confiance qui prend le temps d’accompagner, de répéter, d’adapter le rythme.

Les établissements peuvent formaliser ce rôle : animateur numérique, médiateur, ou bénévole formé à l’accompagnement des seniors au digital.

3. Adapter les outils et interfaces

Les sites web, applications, plateformes doivent être accessibles — grands caractères, contrastes adaptés, navigation simplifiée, textes clairs, menus réduits, etc. Les interfaces pensées pour les seniors avec des besoins visuels, cognitifs ou moteurs sont indispensables.

De plus, des outils comme la visioconférence, les applications de santé, les services en ligne, les plateformes de loisirs, etc., peuvent être sélectionnés pour leur simplicité et leur ergonomie.

 4. Intégrer progressivement le numérique dans le quotidien

Le numérique ne doit pas être imposé. Il peut être proposé comme un plus, un service en plus — pour faire des appels, suivre des rendez-vous, accéder à la culture, entretenir le lien social. Les résidences qui adoptent cette approche constatent souvent un succès plus important.

Par exemple, des maisons de retraite expérimentent des séances de “visio‑famille”, des clubs internes d’initiation numérique, des ateliers “tablette et souvenirs” pour stimuler la mémoire, ou des activités digitales (photos, communication, jeux simples) qui séduisent les seniors.

5. Encourager le lien intergénérationnel

Associer des jeunes (étudiants, bénévoles, familles) aux seniors pour les former, les aider, les accompagner — cela renforce le lien social, crée des échanges et souvent des moments de complicité. Dans plusieurs études, l’accompagnement social (et non technique uniquement) apparaît comme essentiel pour l’adoption du numérique chez les seniors.


Inclusion numérique et bien‑être : des preuves scientifiques

Les bénéfices d’une bonne inclusion numérique pour les seniors sont désormais documentés :

  • Une récente étude montre que l’accès à Internet est associé à une meilleure santé perçue, plus de recours aux soins préventifs, une meilleure participation sociale et une plus grande satisfaction de vie, notamment chez les personnes âgées vivant seules.
  • Une autre étude rappelle que la technologie — lorsqu’elle est bien utilisée — peut contribuer à réduire la solitude, favoriser le maintien de liens sociaux, et offrir un soutien émotionnel important.
  • Enfin, l’inclusion numérique est un facteur médiateur entre l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne (IADL) et la qualité de vie globale.

Quel rôle pour les maisons de retraite et résidences seniors ?

En tant qu’acteur du bien‑vieillir, une maison de retraite peut prendre un rôle proactif dans l’inclusion numérique :

  • Proposer des ateliers réguliers d’initiation au numérique
  • Mettre en place un système d’accompagnement ou de “médiation numérique” — animateurs, bénévoles, jeunes volontaires
  • Adapter les espaces et équipements numériques (tablettes, Wi‑Fi, postes faciles d’accès)
  • Promouvoir les services digitaux utiles (visio‑appels, e‑santé, démarches en ligne, loisirs numériques)
  • Encourager les liens intergénérationnels autour du numérique

Ainsi, la maison devient non seulement un lieu de vie médicale ou sociale, mais aussi un espace d’autonomie, de lien, d’échange et d’inclusion.


L’inclusion numérique, levier d’autonomie et de lien social pour les seniors

Loin d’être un simple “plus”, le numérique — quand il est bien accompagné — peut se transformer en véritable outil d’émancipation, de lien social et de confort pour les seniors. Dans un contexte où la population âgée augmente, répondre à la fracture numérique, c’est offrir la possibilité de rester connectée au monde, à sa famille, à ses droits, à la société. Pour les maisons de retraite, les résidences seniors, les EHPAD, c’est une mission qui s’ajoute à leurs missions traditionnelles — mais une mission qui correspond pleinement à l’objectif : permettre aux personnes âgées de vivre dignement, dans un cadre sécurisé, respectueux, et ouvert. Ensemble, faisons du numérique un levier de bien‑vieillir… accessible à tous.

Les Eaux Vives : un projet engagé pour Octobre Rose, au cœur de la prévention et de la solidarité

Un établissement mobilisé pour un enjeu de santé majeur

À la Maison Les Eaux Vives, la prévention et l’information sont des priorités. En participant au Concours MDRS 2025, l’établissement met en lumière un projet fort, engagé et intergénérationnel autour d’un sujet de santé publique incontournable : le dépistage du cancer du sein.

Pendant tout le mois d’octobre, la maison a choisi de se mobiliser activement et de sensibiliser ses résidents, leurs proches et les collaborateurs à travers une initiative collective intitulée « PAR TOUS LES SEINS ! ».
Un projet fédérateur qui rappelle que la maladie touche tout le monde, directement ou indirectement, et que la prévention reste essentielle.


« PAR TOUS LES SEINS ! » : une démarche inclusive et créative

Le message porté par Les Eaux Vives est clair :
« On connaît tous une sœur, une mère, une épouse, une fille, une amie, une collègue, une voisine… touchée par la maladie. »
C’est à partir de cette réalité partagée que le projet a été construit.

L’établissement a mis en place pour l’occasion un atelier photo éphémère, accessible à toutes les personnes entrant dans la maison :

  • résidents et résidentes,
  • proches et visiteurs,
  • collaborateurs et collaboratrices,
  • partenaires,
  • habitants du quartier.

L’objectif était simple : donner à chacun la possibilité de porter un message de prévention, en participant à la construction d’une Galerie d’Art vivante, installée au cœur de la maison.

Chaque participant pouvait choisir, parmi un large panel, une poitrine artistique, inclusive ou préventive pour illustrer son message. Ce choix visuel permettait de personnaliser le cliché et de faire passer un message unique, personnel ou collectif, tout en restant dans une démarche respectueuse et créative.


Un projet photo collaboratif

Pour mener ce projet à bien, un duo de photographes “maison” a été mobilisé.
Ces professionnels ont organisé les sessions photo tout au long du mois d’octobre, en s’adaptant aux disponibilités des résidents et des visiteurs.

Ce dispositif a permis de créer :

  • un espace d’expression libre,
  • un lieu de rencontre intergénérationnel,
  • une dynamique collective où chacun se sentait impliqué et légitime.

Jeunes, adultes et seniors se sont ainsi côtoyés autour d’un même objectif : soutenir la prévention du cancer du sein, rappeler l’importance du dépistage et montrer que la solidarité ne connaît pas d’âge.


Une galerie d’art vivante au cœur de la maison

Les portraits réalisés ont été affichés dans la maison afin de créer une Galerie d’Art vivante.
Cette exposition interne, accessible à tous, a permis de valoriser les participants et d’ancrer le projet dans le quotidien de l’établissement.

Ce lieu d’expression visuelle a joué plusieurs rôles :

  • sensibilisation des visiteurs et familles,
  • valorisation des résidents et des équipes,
  • rappel permanent de l’importance du dépistage,
  • renforcement du sentiment d’appartenance au sein de la maison.

Loin d’être une simple animation ponctuelle, cette galerie est devenue un support de dialogue, un prétexte pour échanger, témoigner, partager une expérience ou un souvenir.


Des interviews pour porter la parole des résidents

Pour prolonger la démarche, Les Eaux Vives ont aussi organisé des interviews avec les résidents souhaitant partager un message personnel, public ou informatif pour encourager au dépistage.

Certains témoignages évoquaient un proche touché par la maladie.
D’autres insistaient sur l’importance de se faire dépister régulièrement.
D’autres encore exprimaient simplement un message de soutien aux femmes concernées.

Ces interviews ont permis de :

  • mettre en avant la parole des résidents,
  • reconnaître leur rôle citoyen et leur capacité à contribuer à un enjeu de santé publique,
  • créer du lien entre générations, car les jeunes collaborateurs ont également participé au projet,
  • donner une dimension plus intime, plus humaine et plus authentique au message global.

L’ensemble contribue à rappeler que le dépistage sauve des vies et que l’information doit continuer à circuler, quel que soit l’âge.


Un projet collectif, fédérateur et porteur de sens

Ce projet n’est pas seulement artistique ou préventif.
Il est profondément collectif.

Les résidents, leurs proches, les collaborateurs et collaboratrices, ainsi que de nombreuses personnes de passage, se sont réunis autour d’un même objectif : soutenir la prévention du cancer du sein dans un esprit de respect, d’unité et de solidarité.

L’initiative s’inscrit dans une vision plus large de l’accompagnement :
celle d’un EHPAD ouvert sur la société, connecté à ses enjeux, et capable de mobiliser ses forces vives autour d’une cause essentielle.


Pourquoi soutenir Les Eaux Vives au Concours MDRS 2025 ?

Ce projet mérite l’attention et le vote du public pour plusieurs raisons :

  • Il traite d’un enjeu de santé majeur avec créativité et bienveillance.
  • Il met en lumière la force du collectif et la participation active des résidents.
  • Il offre une approche inclusive, intergénérationnelle et positive.
  • Il crée du lien, sensibilise, mobilise et transmet.
  • Il reflète une maison engagée dans des actions utiles, modernes et profondément humaines.

En soutenant Les Eaux Vives, vous valorisez un établissement qui s’implique dans la prévention, qui rassemble, et qui donne du sens aux actions menées au quotidien.

Un message uni, un engagement partagé

À travers le projet « PAR TOUS LES SEINS ! », la Maison Les Eaux Vives démontre que la prévention peut être aussi un moment de solidarité, de créativité et de citoyenneté.

L’établissement affirme sa volonté de participer aux enjeux de santé publique, tout en impliquant résidents, proches et équipes dans une démarche commune.

Ave Maria : une maison ouverte sur la cité, un modèle d’intégration au cœur de la vie locale

Un EHPAD pleinement inscrit dans son territoire

À la Maison Ave Maria, la citoyenneté ne s’arrête pas en franchissant la porte de l’établissement. Ici, chaque résident et chaque résidente continue d’être un(e) habitant(e) à part entière de la commune. L’EHPAD n’est pas un lieu isolé : il est intégré dans son environnement, connecté à la vie locale, et profondément ancré dans le tissu social de la ville.

Cette démarche, portée au quotidien par l’équipe et les résidents, a conduit la Maison Ave Maria à présenter son projet au Concours MDRS 2025. Ce projet défend une vision forte : un EHPAD doit être un lieu de vie ouvert, un espace où le lien social se construit, se préserve et se transmet.


Une ouverture quotidienne, pas un simple temps fort

À Ave Maria, l’ouverture sur la cité n’est pas un événement exceptionnel que l’on organise de temps en temps. C’est une façon de penser, d’être et d’agir. Les échanges avec l’extérieur sont constants, naturels, presque organiques.

L’établissement entretient des liens réguliers avec :

  • L’école de la commune, dont les élèves viennent lire, chanter, échanger ou jardiner avec les résidents.
  • La mairie, avec laquelle les projets citoyens sont élaborés et suivis.
  • Les associations locales, qui utilisent parfois les salles de l’établissement pour leurs activités ou qui viennent proposer des animations partagées.

Les résidents participent aux fêtes communales, accueillent des expositions, assistent à des concerts, prennent part à des rencontres intergénérationnelles… Toutes ces interactions contribuent à maintenir un lien vivant entre l’EHPAD et la vie de la ville.

Cette dynamique permet à chaque résident et chaque résidente de continuer à exercer une citoyenneté active, en donnant son avis, en s’impliquant dans les événements, en partageant son expérience, en transmettant ses savoirs.

À Ave Maria, la citoyenneté ne s’efface pas avec l’âge.


Le lien social : un soin essentiel

La philosophie d’Ave Maria repose sur une conviction simple et profonde :
le lien social est le premier soin.

En étant régulièrement en contact avec les habitants, les enfants, les associations et les acteurs du territoire, les résidents entretiennent ce qui fait la richesse d’une vie : les relations humaines.

Ce positionnement a un impact direct sur :

  • le sentiment d’appartenance,
  • l’estime de soi,
  • la motivation à participer,
  • la perception de leur utilité sociale.

Il contribue aussi à briser les représentations parfois réductrices autour des EHPAD. Ici, la maison n’est pas un lieu fermé : elle est un espace d’échanges, d’écoute et de partage.
Elle fait partie de la ville autant que la ville fait partie d’elle.


L’avis du porte-parole : la parole des résidents avant tout

Comme pour chaque projet présenté au concours MDRS, la parole revient aux premiers concernés : les résidents.
À Ave Maria, elle est portée par Monsieur Paul Fontaine, Président du CVS.

Témoignage – octobre 2025

« Je voudrais simplement dire combien j’ai le plaisir d’exprimer mon affection aux résidents confrontés ici au désir de vivre moyennant un peu d’assistance matérielle et morale.
J’ai toujours cru sur la base de l’amour de l’autre que ce signal affectueux faisait plus que la chimie médicale pour la dépendance.
Il y a le bonheur d’avoir ici un personnel aussi motivé pour nous accompagner avec toutes les nuances agréables et une bienveillance de chaque instant.
Nous savons que la perfection s’éloigne chaque fois qu’on l’approche, mais nous n’en sommes pas si loin.
En ne mélangeant pas emploi (qui est payé) et travail qui est gratuit, efforçons-nous de construire un avenir solvable. »

Témoignage – octobre 2024

« La vie sociale de nos résidents se décline en deux axes :
– le contact avec leurs familles et proches, dans un monde qui s’est malheureusement généralement replié sur lui-même et isolé,
– le partage de la vie en communauté avec les soignants et les autres résidents, qui est donc indispensable dans leur quotidien.
En bénéficiant des évènements et animations collectives, nos résidents avec ou sans la parole, avec ou sans la logique, restent liés à la vie de la Cité et à l’ambiance d’un foyer.
Écoute, indulgence, socialisation : c’est tout l’enjeu du concept de Vie Sociale et du travail des équipes en ce sens au sein de la Maison. »

Ces témoignages traduisent une réalité quotidienne : la vie sociale à Ave Maria est au centre de tout.
Elle est pensée, organisée et vécue comme un pilier essentiel du bien-être des résidents.


Un modèle inspirant pour le secteur médico-social

Le projet présenté par Ave Maria démontre qu’un EHPAD peut être un véritable acteur du territoire.
Cette démarche repose sur :

  • une vision humaniste,
  • une politique d’ouverture cohérente et durable,
  • un engagement partagé entre équipes, résidents, familles et partenaires locaux.

À l’heure où les établissements médico-sociaux doivent se réinventer, Ave Maria propose un modèle concret, réaliste et reproductible : celui d’une maison qui reste un lieu de vie avant tout, avec des portes ouvertes sur la cité, la culture, la jeunesse et la solidarité.


Votez pour un projet qui rapproche, qui relie et qui fait vivre la citoyenneté

La Maison Ave Maria ne se contente pas d’accueillir des résidents : elle les place au cœur de la vie locale et leur offre un environnement où ils continuent d’exister pleinement en tant que citoyens et citoyennes.

En soutenant ce projet lors du Concours MDRS 2025, vous valorisez une approche profondément humaine et utile.
Vous contribuez à mettre en lumière une maison qui croit que l’échange, la coopération et l’ouverture sont des leviers essentiels du bien-être.

Donner la parole aux résidents : une initiative inspirante à la Maison de Famille de Bourgogne

Une initiative inspirante à la Maison de Famille de Bourgogne

Dans un contexte où le recrutement en établissement pour personnes âgées se complexifie, la Maison de Famille de Bourgogne (71) innove. En organisant le 23 septembre 2025 un « Job Dating » inédit où ce sont les résidents eux-mêmes qui ont mené les entretiens d’embauche, l’établissement se positionne comme un pionnier. Ce projet, retenu pour le Concours MDRS 2025, mérite votre soutien : voici pourquoi.


Une approche active et engagée des résidents

Le 23 septembre 2025, la Maison de Famille de Bourgogne a organisé un Job Dating inédit, où les résidents mènent eux-mêmes les entretiens d’embauche. Une initiative innovante et pleine de sens, qui place ceux qui vivent au quotidien dans la maison au cœur du processus de recrutement.
Comme le souligne cet adage : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même. » En donnant la parole aux résidents, cet événement valorise leur expérience et leur point de vue : qui mieux qu’eux pour évaluer les qualités humaines nécessaires pour accompagner avec bienveillance et respect les personnes âgées au sein de leur lieu de vie ?

Une préparation collective et structurée

La démarche ne s’est pas improvisée. Les résidents ont été intégrés dès le départ dans des ateliers hebdomadaires de remédiation cognitive. Durant ces ateliers : réflexion sur les qualités attendues, élaboration des questions d’entretien, entraînements à l’attention et à la concentration…
La démarche a séduit de suite les résidents, dont sept se sont engagés dans cette aventure, heureux d’être pleinement impliqués dans la vie de leur Maison. Des séances de préparation supplémentaires et une répétition générale — avec des intervenants extérieurs — ont complété ce dispositif riche de sens.

Un regard neuf sur le recrutement

Le jour J, les résidents se sont installés derrière la table d’entretien et ont accueilli tour à tour les candidats venus se présenter. Ces rencontres ont débouché sur de véritables échanges humains, privilégiant la sincérité et la compréhension mutuelle.
Madame Françoise Jacquelinet, résidente et porte-parole du projet, témoigne :

« Le projet m’a tout de suite séduite. Nous (les recruteurs séniors) devons être d’une neutralité bienveillante. Il faut dire que nous avons été bien accompagnés par Sophie (la psychologue) ; Nous avons eu plusieurs ateliers afin de définir les questions et surtout nous avons répété avec 2 personnes (aides-soignantes dans un autre établissement). Il a fallu que nous soyons perspicaces, il ne faut pas avoir d’a priori sur le candidat. Il faut aller plus loin que l’apparence. J’ai même essayé de les mettre à l’aise afin de les rassurer. Je ne voulais pas leur faire peur car notre avis compte dans le recrutement. J’ai vraiment passé une belle journée et je suis satisfaite d’avoir pu donner mon avis sur les personnes qui vont s’occuper de nous. »

Au-delà de la simple évaluation, cette démarche a permis aux résidents de reprendre confiance en leurs capacités tout en contribuant à la qualité de vie de la maison. Côté candidats, nombreux sont ceux qui ont souligné la richesse de cet échange : une rencontre authentique avec celles et ceux qu’ils seront amenés à accompagner au quotidien.

Une philosophie humaniste au cœur de l’établissement

Cette initiative traduit une conviction forte : la qualité d’un établissement ne repose pas uniquement sur les structures ou les équipements, mais sur l’humain, l’écoute active et la participation. En faisant sortir les résidents du rôle passif, la Maison de Famille de Bourgogne renforce leur dignité, valorise leur regard et enrichit la dynamique collective.
Pour les professionnels en place, cette démarche inspire fierté et renouvellement ; pour les candidats, elle envoie un signal clair : ici, le futur membre de l’équipe ne sera pas seulement un soignant/une soignante mais un partenaire de vie et de respect.

Vers un modèle reproductible

Le secteur médico-social est confronté à de nombreux défis : perte d’intérêt des jeunes générations pour les métiers liés aux personnes âgées, turnover, manque de reconnaissance… Ce type de projet peut agir comme un levier positif. En impliquant les résidents, on crée un environnement où chacun se sent acteur, respecté et entendu.
La Maison de Famille de Bourgogne démontre qu’il est possible d’innover en restant fidèle à une vision centrée sur la personne âgée — et non simplement sur « l’établissement ». Ce modèle peut inspirer d’autres structures qui souhaitent renforcer le lien entre résidents, équipes et familles.

Pourquoi voter pour ce projet ?

Dans le cadre du Concours MDRS 2025, ce projet se distingue de plusieurs manières : • Il place les résidents au cœur de l’action, non pas comme bénéficiaires mais comme acteurs. • Il répond à une vraie problématique de recrutement et de cohésion d’équipe avec créativité. • Il valorise le professionnalisme, l’écoute et la bienveillance comme critères de sélection. En votant pour la Maison de Famille de Bourgogne, vous soutenez une démarche positive, innovante et respectueuse. Vous contribuez à mettre en lumière un établissement qui repense ses pratiques au service du bien-être des personnes âgées.


La Maison de Famille de Bourgogne offre un regard nouveau sur ce que peut être un lieu de vie pour seniors : un lieu où chacun — résident, professionnel/le, candidat/e — est partie prenante. Ce Job Dating mené par les résidents n’est pas un simple coup de communication, mais une démarche structurée, réfléchie et engagée.
Si vous souhaitez soutenir cette initiative et encourager cette vision de l’accompagnement, n’hésitez pas à voter pour la Maison de Famille de Bourgogne dans le cadre du Concours MDRS 2025.

Alzheimer : savoir repérer les premiers signes pour mieux accompagner ses proches

En France, la maladie d’Alzheimer touche près d’un million de personnes, et ce chiffre ne cesse de progresser avec le vieillissement de la population. Si l’on pense souvent aux pertes de mémoire comme seul symptôme, cette pathologie neurodégénérative se manifeste en réalité de multiples façons. D’où l’importance de savoir repérer les premiers signes, pour mieux accompagner ses proches et anticiper leurs besoins, notamment en matière de cadre de vie, de soins et de lien social.

Des troubles de la mémoire… mais pas uniquement

Les premiers signes de la maladie d’Alzheimer peuvent être discrets, voire confondus avec les effets du vieillissement « normal ». Le symptôme le plus connu, et souvent le plus marquant pour l’entourage, est bien sûr la perte de mémoire à court terme. La personne atteinte peut :

  • oublier des rendez-vous pourtant récents ;
  • poser plusieurs fois la même question ;
  • ne plus se souvenir d’une conversation tenue dans la journée.

Ce qui est frappant, c’est que les souvenirs anciens restent généralement intacts. Cette dissociation est une des caractéristiques les plus révélatrices de la maladie.

Mais les troubles cognitifs ne se limitent pas à la mémoire. Très vite, d’autres fonctions sont impactées, de manière plus ou moins progressive selon les individus.

Difficultés dans les gestes de la vie quotidienne

Au fil du temps, des gestes simples deviennent complexes. Préparer un café, suivre une recette, faire un virement bancaire, s’habiller correctement… autant de tâches familières qui peuvent devenir sources de confusion ou d’erreurs inhabituelles.

Ces difficultés pratiques ne sont pas anodines. Elles témoignent d’un trouble plus global de l’organisation mentale et doivent alerter les proches, notamment lorsque la personne semble consciente de ses erreurs et développe des stratégies d’évitement (refus d’aide, repli sur soi, justification hasardeuse).

Des signes plus subtils : langage, orientation, jugement

D’autres signes d’alerte concernent les fonctions exécutives et la capacité à interagir :

  • La personne perd le fil d’une conversation, cherche ses mots ou utilise des termes inappropriés.
  • Elle se désoriente dans des lieux qu’elle connaît bien, ou ne se rappelle plus quel jour on est.
  • Elle a du mal à suivre un raisonnement, à organiser une idée ou à prendre une décision simple.

Une altération du jugement peut aussi se manifester par des comportements inhabituels : achats compulsifs, dépenses déraisonnables, méfiance excessive vis-à-vis des proches ou oubli de règles élémentaires de sécurité.

Ces signes peuvent sembler anodins au départ, mais leur accumulation doit inciter à consulter un professionnel de santé.

Changements de comportement et de personnalité : le rôle de l’entourage

L’un des aspects les plus déroutants pour les familles est souvent l’évolution du comportement ou de la personnalité du proche malade. Là où la personne était douce, patiente ou joyeuse, apparaissent parfois :

  • de l’irritabilité, de l’agressivité ou de l’angoisse ;
  • une perte d’intérêt pour les activités habituelles (lecture, jardinage, sorties…) ;
  • des réactions excessives ou inadaptées, y compris dans un environnement familier.

Ces transformations ne sont pas volontaires. Elles résultent du dysfonctionnement progressif du cerveau, et nécessitent une approche bienveillante, dénuée de jugement. Il ne s’agit pas de « changer de caractère », mais de faire face à un bouleversement neurologique réel.

L’isolement social : un facteur aggravant

L’un des grands enjeux dans l’accompagnement de la maladie d’Alzheimer est la lutte contre l’isolement. Lorsqu’une personne âgée vit seule, sans stimulation intellectuelle ni interaction sociale régulière, les troubles cognitifs peuvent s’aggraver beaucoup plus vite.

À l’inverse, maintenir une vie sociale adaptée, même simple, peut ralentir la progression de la maladie :

  • conversations quotidiennes,
  • activités manuelles ou physiques douces,
  • participation à des repas partagés ou à des ateliers,
  • promenade régulière en compagnie.

Ces éléments, souvent jugés accessoires, sont en réalité fondamentaux pour la qualité de vie du malade… et pour son autonomie.

Que faire en cas de doute sur un début d’Alzheimer ?

La première étape reste la consultation du médecin traitant. C’est lui qui pourra effectuer un premier bilan ou orienter vers une consultation mémoire, généralement assurée dans un centre hospitalier.

Si la personne malade refuse l’idée d’un bilan ou minimise les signes, il est important de ne pas la brusquer. Parfois, passer par un proche de confiance, un enfant ou un professionnel formé peut permettre d’amorcer le dialogue avec douceur.

Une fois le diagnostic posé, différentes solutions peuvent être envisagées : accompagnement à domicile, aides financières (APA, PCH…), accueil de jour, ou solutions de logement sécurisé et stimulant.

C’est dans cette optique que l’habitat partagé prend tout son sens.


Alzheimer et habitat partagé : une réponse humaine et innovante

Lorsque la maladie s’installe, la question du cadre de vie devient centrale. Faut-il rester à domicile avec de l’aide ? Faut-il envisager une entrée en établissement ? Existe-t-il des alternatives plus souples, plus humaines ?

Notre Maison de Saint-Rémy-lès-Chevreuse, située au cœur de la vallée de Chevreuse, illustre parfaitement cette nouvelle génération d’habitat partagé à taille humaine, pensée pour les personnes atteintes de troubles cognitifs.

Cette colocation dédiée accueille jusqu’à cinq personnes âgées, dans une maison chaleureuse de 180 m², avec jardin, pièces à vivre partagées et accompagnement 24h/24.

Ce modèle d’habitat partagé offre un équilibre subtil entre sécurité, intimité et vie sociale. Chaque résident conserve son espace personnel, tout en profitant d’activités collectives et d’une présence humaine constante, évitant l’isolement et favorisant la stimulation cognitive.

L’équipe sur place est formée aux spécificités de l’accompagnement de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Grâce à une approche individualisée et bienveillante, les résidents sont accompagnés avec respect, patience et constance.


Pourquoi cette alternative séduit-elle autant de familles ?

Contrairement aux EHPAD traditionnels, l’habitat partagé propose :

  • Un cadre de vie plus familial et apaisant ;
  • Un accompagnement plus personnalisé, rendu possible par le petit nombre de résidents ;
  • Une équipe présente 24h/24, mais non intrusive ;
  • Des liens sociaux naturels, favorisés par la vie en colocation ;
  • Une transition plus douce pour les personnes qui refusent les établissements classiques.

À Saint-Rémy-lès-Chevreuse, l’environnement calme et verdoyant contribue à la sérénité des résidents, tout en restant à proximité des commerces et services médicaux.


Repérer, agir, accompagner autrement

La maladie d’Alzheimer bouleverse autant les malades que leurs proches. Mais repérer les signes précoces, c’est déjà agir. Cela permet d’adapter la vie quotidienne, d’anticiper les besoins, d’ouvrir le dialogue sur les envies et les limites de chacun.

Face à cette pathologie complexe, il existe aujourd’hui des solutions concrètes, respectueuses et innovantes. L’habitat partagé, comme celui de « Comme à la maison » à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, en est l’une des plus belles expressions : une réponse humaine à un défi de société.

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