Unité protégée, PASA, UHR : quelles différences pour une personne atteinte d’Alzheimer ?

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Lorsqu’un proche atteint de la maladie d’Alzheimer entre en EHPAD, les familles découvrent souvent de nouveaux termes : unité protégée, PASA, UHR… Ces dispositifs ne répondent pourtant pas aux mêmes besoins.

Une unité protégée, souvent appelée unité Alzheimer, propose généralement un environnement sécurisé et un accompagnement adapté aux résidents présentant des troubles cognitifs. Le PASA (Pôle d’activités et de soins adaptés) accueille en journée certains résidents de l’EHPAD présentant notamment des troubles du comportement modérés. L’UHR (Unité d’hébergement renforcée) accueille, jour et nuit, des personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer ou apparentée présentant des troubles du comportement importants.

Le choix dépend donc moins du diagnostic d’Alzheimer lui-même que des symptômes, du niveau d’autonomie et des besoins d’accompagnement de la personne.

Pourquoi existe-t-il différents accompagnements pour la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer n’évolue pas de la même manière chez toutes les personnes.

Deux résidents ayant reçu le même diagnostic peuvent avoir des besoins très différents.

L’un peut encore participer à la vie quotidienne de l’EHPAD mais avoir besoin d’activités adaptées pour maintenir ses capacités. Un autre peut présenter une désorientation importante, des déambulations ou des troubles du comportement nécessitant un environnement davantage sécurisé et un accompagnement spécifique.

C’est pour répondre à cette diversité de situations que différents dispositifs existent au sein des EHPAD.
Le choix de l’accompagnement doit donc toujours partir des besoins réels de la personne, et non du seul diagnostic.

Qu’est-ce qu’une unité protégée ou unité Alzheimer en EHPAD ?

On parle également fréquemment d’« unité Alzheimer ».

Contrairement au PASA et à l’UHR, l’appellation « unité protégée » peut recouvrir des organisations différentes selon les établissements. Il est donc important de se renseigner précisément sur son fonctionnement lorsque vous visitez un EHPAD.

Ces unités disposent généralement d’un environnement permettant de limiter certains risques tout en préservant autant que possible la liberté de déplacement des résidents.
L’aménagement des espaces peut notamment faciliter les repères, permettre une déambulation sécurisée et proposer un cadre plus calme.
Les professionnels qui y interviennent sont habitués à accompagner les troubles cognitifs et les changements de comportement liés aux maladies neurodégénératives.

À qui s’adresse une unité protégée ?

L’unité protégée peut être envisagée lorsqu’une personne présente des troubles cognitifs qui rendent la vie dans une unité classique de l’EHPAD plus difficile ou moins sécurisante.

Cela peut notamment concerner une personne qui se désoriente fréquemment, cherche régulièrement à quitter l’établissement ou nécessite un environnement davantage adapté à ses troubles.

Mais avoir la maladie d’Alzheimer ne signifie pas automatiquement devoir vivre en unité protégée.

De nombreuses personnes atteintes d’Alzheimer peuvent être accompagnées dans une unité classique de l’EHPAD, selon l’évolution de la maladie et leurs besoins.
La décision doit donc être individualisée.

Qu’est-ce qu’un PASA en EHPAD ?

PASA signifie Pôle d’activités et de soins adaptés.

Il s’agit d’un espace aménagé au sein de l’EHPAD qui accueille pendant la journée des résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, d’une maladie apparentée ou d’une autre maladie neurodégénérative et présentant des troubles du comportement modérés.

Le PASA n’est donc pas une chambre ou un lieu d’hébergement permanent.

Le résident continue à vivre dans son unité habituelle et rejoint le PASA à certains moments de la journée.

L’environnement y est pensé pour être confortable, rassurant et stimulant.

Que fait-on dans un PASA ?

Le PASA propose des activités individuelles ou collectives adaptées aux capacités et aux besoins des résidents.

Il ne s’agit pas simplement d’un programme d’animations.

Les activités proposées poursuivent différents objectifs : maintenir certaines capacités, favoriser les interactions sociales, stimuler les fonctions cognitives ou sensorielles et contribuer à diminuer certaines manifestations des troubles du comportement.

Selon les établissements et les projets personnalisés, cela peut prendre la forme d’ateliers cuisine, d’activités physiques adaptées, de jardinage, de stimulation de la mémoire, de musique ou d’activités créatives.
L’accompagnement est assuré par des professionnels spécifiquement formés.

Qui peut bénéficier d’un PASA ?

Le PASA s’adresse principalement à des résidents présentant des troubles du comportement modérés compatibles avec la participation aux activités proposées.

L’entrée au PASA ne dépend donc pas uniquement du diagnostic de maladie d’Alzheimer.

Les besoins, les capacités et les troubles de la personne sont évalués par les professionnels.

La décision est prise par l’équipe du PASA et validée par le médecin coordonnateur de l’EHPAD. L’adhésion du résident est également recherchée.

Un même résident ne fréquente d’ailleurs pas nécessairement le PASA tous les jours. L’accompagnement peut être adapté en fonction de son état et de ses besoins.

Qu’est-ce qu’une UHR ?

UHR signifie Unité d’hébergement renforcée.
Contrairement au PASA, l’UHR est un véritable lieu d’hébergement.

Elle accueille jour et nuit des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée présentant des troubles du comportement importants susceptibles d’altérer leur sécurité ou leur qualité de vie.

Les UHR accueillent généralement un petit nombre de personnes dans un environnement spécifiquement aménagé.
Elles associent sur un même lieu l’hébergement, les soins ainsi que des activités sociales et thérapeutiques adaptées.

Dans quelles situations une UHR peut-elle être envisagée ?

L’UHR s’adresse à des situations plus complexes que le PASA.

Elle peut être envisagée lorsque les troubles du comportement deviennent importants et nécessitent une prise en charge renforcée.
Avant une admission, le diagnostic doit avoir été posé et les troubles du comportement évalués par les professionnels.

La décision d’admission repose notamment sur l’avis du médecin coordonnateur, en lien avec le médecin traitant et l’équipe soignante.
Le consentement de la personne doit être activement recherché.

Il faut également comprendre qu’une entrée en UHR n’est pas nécessairement définitive.
Lorsque les troubles diminuent suffisamment, un retour dans le lieu de vie habituel ou une réorientation peut être envisagé avec l’équipe et la famille.

Comment savoir de quel accompagnement votre parent a besoin ?

Il n’existe pas de questionnaire permettant à une famille de décider seule qu’un proche doit entrer en PASA, en unité protégée ou en UHR.
Cette orientation doit résulter d’une évaluation globale.
Les professionnels prennent notamment en compte les capacités cognitives, l’autonomie, les comportements observés, la capacité à participer aux activités, la sécurité de la personne et ses habitudes de vie.
Les besoins peuvent également évoluer.
Une personne peut, par exemple, vivre dans une unité classique de l’EHPAD et bénéficier ponctuellement du PASA. Si sa situation évolue, l’accompagnement pourra être réévalué.
L’objectif est de proposer le niveau d’accompagnement nécessaire sans imposer un cadre plus contraignant que les besoins réels de la personne.

Quelles questions poser lorsque vous visitez un EHPAD pour un proche atteint d’Alzheimer ?

Les appellations ne suffisent pas pour évaluer la qualité de l’accompagnement.
Lors de la visite d’un établissement, demandez concrètement comment les personnes atteintes de troubles cognitifs sont accompagnées.

Quelques questions peuvent vous aider :
• L’établissement dispose-t-il d’un PASA, d’une unité protégée ou d’une UHR ?
• Quels professionnels interviennent auprès des résidents atteints d’Alzheimer ?
• Comment sont accompagnés la déambulation, l’anxiété ou les troubles du comportement ?
• Comment les familles sont-elles associées au projet d’accompagnement ?
• Que se passe-t-il si les besoins de mon parent évoluent ?

Il est également utile d’observer l’environnement : les espaces sont-ils faciles à comprendre ? Existe-t-il un accès sécurisé à l’extérieur ? Les résidents peuvent-ils circuler et participer à des activités adaptées ?

Un PASA est-il facturé en supplément ?

Pour un résident de l’EHPAD bénéficiant du PASA, l’accompagnement au sein de ce dispositif n’est pas facturé en supplément du coût mensuel de l’EHPAD.

La situation est différente pour une UHR.

L’hébergement en UHR donne lieu à un tarif d’hébergement et à un tarif dépendance. Ces tarifs peuvent être différents de ceux pratiqués dans le reste de l’EHPAD.

Lorsque vous envisagez une admission, il est donc conseillé de demander à l’établissement un détail précis des tarifs applicables.

Tous les EHPAD disposent-ils d’un PASA ou d’une UHR ?

Non.

Tous les EHPAD sont normalement en mesure d’accueillir des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de maladies apparentées, dans la limite de leurs possibilités d’accueil.
En revanche, tous ne disposent pas nécessairement d’un PASA, d’une UHR ou d’une unité spécifiquement dédiée.

Lorsqu’un proche présente des troubles importants, il est donc essentiel de ne pas uniquement demander : « Acceptez-vous les personnes atteintes d’Alzheimer ? »

La bonne question est plutôt :
« Comment accompagnez-vous concrètement les personnes présentant les troubles de mon parent ? »
Cette distinction permet de rechercher un établissement correspondant réellement à ses besoins.

Les 5 points clés à retenir

• Une personne atteinte d’Alzheimer n’a pas automatiquement besoin d’une unité protégée.
• Le PASA accueille en journée des résidents présentant notamment des troubles du comportement modérés et leur propose un accompagnement adapté.
• L’UHR propose un hébergement jour et nuit aux personnes présentant des troubles du comportement importants liés à Alzheimer ou à une maladie apparentée.
• Les unités protégées proposent un environnement adapté aux troubles cognitifs, mais leur organisation peut varier selon les EHPAD.
• Le choix du dispositif repose sur une évaluation individualisée des besoins et peut évoluer avec la situation du résident.

FAQ : PASA, UHR et unités Alzheimer

Quelle est la différence entre un PASA et une UHR ?

Le PASA accueille des résidents de l’EHPAD pendant la journée et s’adresse notamment aux personnes présentant des troubles du comportement modérés. L’UHR est un lieu d’hébergement jour et nuit destiné à des personnes présentant des troubles du comportement importants.

Une personne vivant en unité classique peut-elle aller au PASA ?

Oui. C’est précisément le principe du PASA : le résident conserve son lieu de vie habituel dans l’EHPAD et bénéficie d’un accompagnement spécifique au PASA pendant certaines journées ou certains moments.

Alzheimer signifie-t-il obligatoirement unité protégée ?

Non. Le diagnostic d’Alzheimer ne suffit pas à déterminer le type d’unité nécessaire. L’orientation dépend des capacités, des comportements et des besoins de la personne.

Peut-on sortir d’une UHR ?

Oui. L’UHR n’a pas nécessairement vocation à constituer un hébergement définitif. Lorsque les troubles diminuent suffisamment, une sortie ou une réorientation peut être envisagée par l’équipe en concertation avec la famille.

Tous les EHPAD possèdent-ils un PASA ?

Non. Certains établissements disposent d’un PASA, d’une UHR ou d’autres dispositifs spécifiques, tandis que d’autres n’en disposent pas.

Comment trouver un EHPAD disposant d’un PASA ou d’une UHR ?

Le portail national d’information pour les personnes âgées propose un annuaire des EHPAD permettant notamment de filtrer les établissements selon certains accompagnements spécifiques.

Un accompagnement qui doit avant tout rester personnalisé

Derrière les termes PASA, UHR ou unité protégée se trouvent des réponses différentes à une même priorité : adapter l’accompagnement à la personne et à l’évolution de ses besoins.

Chez Maisons de Famille, l’accompagnement des personnes présentant des troubles cognitifs repose sur une approche personnalisée qui tient compte de leur autonomie, de leurs habitudes de vie, de leurs capacités et de leurs besoins. Lorsqu’un accompagnement spécifique est nécessaire, les équipes travaillent avec le résident et ses proches afin de rechercher la solution la plus adaptée à sa situation.

Pour une famille, l’enjeu n’est donc pas nécessairement de rechercher « la meilleure unité », mais de trouver l’environnement et le niveau d’accompagnement qui correspondent réellement aux besoins de son proche.

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